Recevoir un résultat indiquant qu’un cancer du poumon est EGFR positif peut soulever de nombreuses questions.
EGFR est l’abréviation de epidermal growth factor receptor. Certaines mutations de ce gène peuvent favoriser la croissance des cellules cancéreuses.
Dans certains cancers du poumon non à petites cellules, identifier une mutation EGFR peut avoir une conséquence importante sur le choix du traitement.
Qu’est-ce qu’une mutation EGFR ?
EGFR code une protéine impliquée dans les signaux de croissance des cellules.
Certaines mutations peuvent rendre cette voie anormalement active.
Lorsque cela se produit dans les cellules d’un NSCLC, la tumeur peut dépendre en partie de cette signalisation pour se développer.
Pourquoi le test est-il important ?
Le résultat du test peut déterminer si une thérapie ciblée est envisageable.
Il est donc important que le profil moléculaire soit connu lorsque les recommandations cliniques prévoient ce type d’analyse.
L’osimertinib
L’osimertinib est un inhibiteur de tyrosine kinase ciblant EGFR.
Il est utilisé dans plusieurs contextes chez des patients présentant certaines mutations EGFR.
La FDA a notamment autorisé l’afatinib pour le traitement de première ligne de certains NSCLC métastatiques présentant des mutations EGFR non résistantes, sur la base d’un test approuvé.
Le choix exact du médicament dépend de la mutation, du stade et de la situation clinique.
Toutes les mutations EGFR sont-elles identiques ?
Non.
Les mutations EGFR ne constituent pas un groupe homogène.
Les délétions de l’exon 19 et la mutation L858R de l’exon 21 sont des exemples classiques de mutations dites sensibilisantes.
D’autres mutations, notamment certaines mutations de l’exon 20, peuvent nécessiter une stratégie différente.
C’est pourquoi il est important de connaître la mutation exacte, et pas seulement de savoir que le test EGFR est positif.
Et après une progression ?
Un cancer peut développer une résistance à une thérapie ciblée.
L’équipe médicale peut alors rechercher une nouvelle anomalie moléculaire et déterminer quelles options sont disponibles.
Des essais cliniques continuent d’étudier des stratégies pour les cancers EGFR qui deviennent résistants aux traitements actuels. Le NCI recense notamment des essais actifs portant sur des cancers EGFR-mutés.
Les métastases cérébrales
Certains cancers du poumon EGFR mutés peuvent se propager au cerveau.
La capacité de certains médicaments à atteindre le système nerveux central constitue donc un élément important dans le choix thérapeutique.
Le médecin peut également utiliser l’imagerie cérébrale lorsqu’elle est indiquée.
EGFR positif ne signifie pas « cancer incurable »
Le résultat indique une caractéristique moléculaire.
Il ne donne pas à lui seul un pronostic individuel.
Certaines personnes répondent durablement à une thérapie ciblée, tandis que d’autres développent une résistance.
Le traitement et le suivi sont donc individualisés.
En résumé
Un EGFR positive lung cancer est un cancer dont les cellules présentent une mutation ou anomalie EGFR pertinente pour la classification moléculaire.
Cette information peut ouvrir la possibilité de traitements ciblés.
Mais il faut connaître le type exact de mutation, le stade, l’étendue de la maladie et les traitements précédents avant de déterminer la stratégie.
